
Dans l’académie de Toulouse, ce sont plus de 2000 agent.es contractuel.les qui travaillent dans les écoles, collèges et lycées. Parmi elles et eux, plus de 80% sont rémunéré.es à l’indice 415. Les salaires restent bien trop faibles et n’évoluent pas ou trop rarement.
Malgré quelques améliorations depuis la rentrée 2023, la rémunération des agent.es contractuel.les dans l’académie de Toulouse ne prend en compte que trop peu les diplômes et les expériences antérieures. Il devient urgent d’ouvrir de nouvelles négociations !
POUR GAGNER SUR LES SALAIRES, EXIGEONS COLLECTIVEMENT !
La CGT Educ’action Toulouse sera reçue prochainement par la DPE/DPE4. Nous souhaitons porter à cette occasion la revendication de meilleurs salaires
Pour participer à cette campagne syndicale, complète le formulaire suivant :
UN PROTOCOLE ACADEMIQUE INSUFFISANT
Depuis septembre 2023, aucun.e agent.e contractuel.le (enseigant.e, PSY-EN, CPE) n’est rémunéré.e en dessous de l’indice 415 (niveau 3) En effet, face à l’augmentation du coût de la vie, il devenait indispensable de revoir des grilles de salaires bien trop faibles !
Malgré cela, un.e enseignant.e à Toulouse peut gagner 500 euros de moins qu’un.e collègue d’une autre académie de France avec les mêmes diplômes et la même expérience !
Lors de l’audience intersyndicale en Juin 2025 à l’initiative de la CGT, puis lors de chacune des rencontres bilatérales avec le rectorat de Toulouse, nous réaffirmons la nécessité de revoir à nouveau les conditions de rémunération. Le rectorat s’est montré peu enclin à cette idée même s’il n’a pas entièrement fermé la porte à des négociations notamment pour les plus ancien.nes agent.es.
DES DIPLOMES PEU PRIS EN COMPTE
Dans les disciplines générales, le niveau de diplôme n’est pas pris en compte. Recruté.es à partir du niveau licence (BAC+3) quelque soit le niveau de diplôme dans le domaine enseigné, la rémunération se fait à l’indice 415 (niveau 3). Nous revendiquons un niveau supplémentaire (436) pour les MASTER et deux niveaux de plus (458) pour les doctorats.
Dans les disciplines professionnelles et technologiques, le niveau de diplôme doit être pris en compte à l’embauche de la même manière que pour les disciplines générales.
DES EXPERIENCES ANTERIEURES PAS OU PEU VALORISEES
Dans les disciplines générales, les expériences dans l’enseignement ne sont prises en compte que pour les collègues nouvellement embauché.es. Par exemple, un.e agent.e qui travaille dans l’académie de Toulouse depuis dix ans est rémunéré.e à l’indice 415 alors qu’un.e nouvel.le agent.e venant d’une autre académie avec la même expérience est rémunéré.e à l’indice 480 soit 320 euros brut d’écart !
Dans les disciplines professionnelles et technologiques, les expériences en lien avec les disciplines enseignées sont très mal reconnues notamment pour les collègues les moins diplômé.es.
Toutes les expériences dans l’enseignement et dans les disciplines enseignées doivent être considéré.es et donner lieu à un reclassement dans la grille de rémunération !
Evaluation professionnelle pour un meilleur salaire ?
Chaque agent.e contractuel.le est sensé.e être soumis.e à une évaluation professionnelle (au moins tous les trois ans) conditionnant une éventuelle augmentation de salaire. Cette évaluation est conjointement réalisée par le/la chef.fe de service (chef.fe d’établissement en général) et les corps d’inspection (IEN/IPR). Le rectorat prend ensuite une décision sur une éventuelle hausse de salaire.
Dans l’académie de Toulouse, on constate que de nombreux.ses collègues sont oublié.es et ne peuvent prétendre à cette évaluation triennale pourtant obligatoire. Par ailleurs, ces évaluations peuvent être vécues comme des sanctions ou pressions alors même que la formation et l’accompagnement des personnels restent largement insuffisants. En cas d’avis défavorable, le rectorat s’est engagé à proposer une nouvelle évaluation l’année suivante pour ne pas voir son salaire bloqué trois ans de plus !
A la CGT Educ’action, nous revendiquons une évaluation déconnectée de la rémunération, comme pour les personnels titulaires. Comme cela se fait déjà dans plusieurs académies de France, nous revendiquons un avancement automatique tous les trois ans dans la grille de rémunération.




