Le 19 octobre : tous et toutes concerné.es.

Il est important que les enseignant.e.s et tous les personnels s’associent au mouvement par la grève ou des actions de solidarité (caisses de grève…), en lien avec les parents. Il s’agit aussi d’un enjeu crucial pour la vie quotidienne des familles, l’épanouissement des élèves et les conditions de travail de tous les acteurs et actrices de l’éducation.


Cette rentrée est pour beaucoup d’élèves en situation de handicap, leurs familles et les personnels une véritable épreuve. Les annonces hors-sol successives n’auront pas réussi à masquer l’insuffisance manifeste des moyens réellement accordés aux élèves en situation de handicap. Entre droits notifiés aux élèves par la MDPH et application effective, les décalages culminent en cette rentrée 2021. De très nombreux élèves ont commencé leur rentrée avec des droits ouverts au titre du handicap mais sans affectation concrète de moyens. Ainsi nombre d’élèves ayant d’importants besoins d’accompagnement individuel, dûment notifiés par la MDPH, sont toujours sans accompagnant·e à ce jour. Par ailleurs, les conditions d’accompagnement du fait d la gestion des PIAL sont très dégradées avec un émiettement des heures, et une mutualisation à outrance, tout en poussant à l’épuisement professionnel, à la perte du sens de leur métier et de plus en plus souvent à la démission un nombre toujours croissant d’ AESH.

Des conséquences sur le travail des équipes enseignantes.

Le manque d’AESH et les conditions imposées, notamment depuis la mise en place des PIAL, dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap ont des conséquences sur le travail de nombreux/ses enseignant.es. Pallier l’absence d’accompagnement s’ajoute aux nombreuses tâches qui s’accumulent. La pénibilité du travail est augmentée pour les enseignants et souvent les apprentissages deviennent encore plus compliqués pour les élèves en situation de handicap mais aussi pour les autres, qui ne bénéficient plus de la même qualité d’attention. Ajouter à cela des effectifs de plus en plus pléthoriques, la qualité de l’enseignement finit par diminuer malgré tous nos efforts.
Que certaines AESH doivent suivre plusieurs élèves dans une classe ou se retrouvent à suivre un nombre très important d’élèves dans un ensemble de classe, ou que certain.e.s élèves soient suivi.es par plusieurs AESH, y compris parfois dans la même matière, contribuent aussi à dégrader les conditions de travail des professeurs et des élèves en situation de handicap.

Respect du droit des élèves et de leurs familles.

La CGT Educ’action demande que les droits des élèves soient respectés et que des moyens concrets soient déployés en termes de recrutement d’accompagnant·es et d’enseignant·es spécialisées, de formation des personnels, de baisse des effectifs par classe pour garantir l’attention portée à chaque élève, de recrutement d’infirmier·es scolaires, assistant·es de services sociaux, personnels de vie scolaire et psychologues de l’Éducation nationale pour accompagner et soutenir élèves et familles tout au long de leur parcours. Nos écoles, collèges et lycées n’ont pas vocation à devenir des lieux de garderie assurant une socialisation minimale, mais bien des établissements où chaque élève, en situation de handicap ou non, soit accueilli·e avec l’ambition et les moyens nécessaires pour assurer son épanouissement cognitif, intellectuel, social et culturel.

Revalorisation des AESH : une urgence cruciale.

Une politique d’inclusion scolaire concrète et à la hauteur des enjeux ne peut faire l’impasse d’un recrutement massif d’accompagnant·es d’élèves en situation de handicap en lieu et place du saupoudrage de moyens d’accompagnement actuel. Ces personnels centraux doivent bénéficier de salaire décents (un salaire à la hauteur du métier et une prise en compte de la pénibilité, l’auto-formation, les concertations, les préparations… dans le temps de travail) d’une formation initiale solide avant leur prise de poste, d’un véritable statut de fonction publique et de la reconnaissance pleine et entière de leur rôle essentiel au sein de l’Éducation nationale.   La CGT Educ’action demande des obligations réglementaires de service (ORS) d’AESH pour un temps plein et un salaire à 100% à 24h d’accompagnement. Elle exige un vrai statut avec la création d’un corps spécifique de la fonction publique de catégorie B.

Lire l’appel intersyndical.

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