Grève sanitaire : 11 janvier puis 13 janvier !

Deux jours de grève sanitaire pour marquer notre détermination à obtenir une protection réelle contre le Covid dans nos classes. En grève le 11 janvier avec la Santé et le Social ! En grève le 13 janvier si le gouvernement continue à nous mépriser.

Des rendez-vous dans les départements le 11 janvier :

  • à Toulouse une manifestation à 14h à Saint Cyprien,
  • à Montauban un rassemblement à 12h devant la préfecture,
  • à Cahors un repas tiré du sac à 12h place de la Bourse,
  • à Tarbes un rassemblement devant l’ARS à 14h,
  • à Auch un rassemblement à10h30 devant l’ARS du Gers (Place de l’ancien Foirail),
  • à Albi deux rassemblement à 10 h devant le Bon sauveur et à 11 h 15 devant la préfecture,
  • à Bénagues (pour l’Ariège), rassemblement à 6 h 45 sur le site de Guilhot ADAPEI,
  • à Rodez, rassemblement à 14h30 au jardin public (Kiosque).

Des rendez-vous seront aussi donnés le 13 janvier. Il faut se tenir prêtes et prêts !

Pourquoi une grève sanitaire ?

La CGT éduc’action de l’académie de Toulouse n’a pas de réponse de la part du rectorat par rapport aux demandes de mesures sanitaires concrètes qu’elle a demandé dans le préavis. Il est important de se mettre en grève ce mardi 11 janvier et de se préparer à reconduire le jeudi 13 janvier pour construire le rapport de force.

Le ministère a encore modifié le protocole sanitaire jeudi dernier pour « l’assouplir », il faut reconnaître qu’il était inapplicable, mais pas pour le rendre plus protecteur. Pourtant notre employeur est censé garantir notre santé au travail. Les mesures que nous proposons correspondent à ce qu’il nous avait promis ou à ce qui a déjà été mis en place au plus fort de la pandémie, avec une adaptation locale selon les taux d’incidence.

Nos propositions.

Nous portons quatre revendications techniquement applicables :

  • Installation de capteurs de C02 dans toutes les classes, capteurs indispensables pour surveiller la nécessaire qualité de l’air (le taux de CO2 doit être inférieur à 800 ppm).
  • Mise à disposition gratuite de masques pour les personnels ET les élèves ; et en particulier de masques FFP2 pour les AESH, et pour les enseignants et enseignantes de maternelle qui sont au contact d’enfants non-masqué.es.
  • Aucune classe de plus de 15 élèves en cas de taux d’incidence global (examiné à une échelle infra-départementale) supérieur à 800 cas pour 100 000 habitant.es, et cela pour tous les niveaux scolaires. Ce qui implique l’embauche urgente de remplaçants (pas des retraités !), la réquisition de locaux pour dédoubler les classes (pour le 1er degré surtout) et, à défaut, un temps d’enseignement réduit à 50% (nous refusons le double travail présentiel / distanciel !).
  • En cas de taux d’incidence global (examiné à une échelle infra-départementale) supérieur à 1500, nous demandons à ce que les décisions nécessaires soient prises, y compris la fermeture exceptionnelle des écoles et établissements dans les zones concernées.

Après deux ans de pandémie, ministère et rectorat doivent être capables d’y répondre. Le ministère devrait aussi être en capacité d’anticiper et de transmettre en temps et en heure les consignes aux personnels et non la veille pour le lendemain. Cette gestion mise en place depuis l’arrivée de JM Blanquer et qui est devenu la norme au ministère de l’Éducation nationale ne permet pas un fonctionnement efficace de l’institution. Elle ne répond pas aux besoins des usagers et usagères et entraîne de la maltraitance pour l’ensemble des personnels.

Construisons le rapport de force.

La date du 11 janvier a été initiée par la Santé et le Social qui rencontrent aussi des problèmes quant à la gestion de la pandémie. Il est important que l’enseignement les rejoigne car nous sommes l’autre service public sacrifié : on nous demande d’assurer nos missions sans assurer notre sécurité. Et, au-delà de nos droits bafoués, se pose une question de santé publique, les écoles et établissements scolaires sont en train devenir des clusters et cela a une  incidence sur le reste de la société.

Dans de nombreux départements, la CGT sera reçue par les préfets et portera les revendications de notre secteur.

La date du 13 janvier nous permet de reconduire si nos revendications ne sont pas satisfaites. Il faut s’y préparer car ce gouvernement est irresponsable dans la gestion de la crise sanitaire, obnubilé par des questions économiques mais surtout pas des choix idéologiques.

La date du 27 janvier est en ligne de mire. Si la question des salaires y sera posée, celles des conditions de travail, avec les moyens à donner face à la pandémie mais aussi pour un service public de qualité, et celle du statut des fonctionnaires, attaqué par la loi de transformation de la Fonction publique, seront aussi abordées car elles forment un tout et une réelle reconnaissance passe par la satisfaction de nos revendications sur ces trois problématiques.

Voir aussi : Rentrée sous Covid-Omicron : bougeons-nous ! et Code général de la Fonction publique : un mille feuilles régressif !

Pour le 13 janvier, l’appel intersyndical.

Face aux attaques contre notre statut et nos conditions de travail, il faut se syndiquer.

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