Le 13 janvier : bilan et perspectives.

Nous étions très nombreux et nombreuses en grève le 13 janvier. Les manifestations et les rassemblements sur l’académie ont été conséquents. Les rassemblements et manifs ont été importants : 200 à Rodez, 200 à Cahors, 1000 à Tarbes, 300 à Auch, 300 à Foix, 500 à Montauban, 4000 à Toulouse… Le gouvernement a lâché sur quelques revendications mais pas sur les plus importantes.

Les organisations ont été reçues dans la soirée mais pas pour être écoutées. Le premier ministre et le ministre de la santé et celui de l’éducation étaient présents mais pas celui du budget. Les annonces faites concernent quelques moyens matériels qui étaient demandés de longue date, mais le protocole reste tout aussi absurde.

Académiquement, nous demandions qu’il n’y ait aucune classe de plus de 15 élèves en cas de taux d’incidence global (examiné à une échelle infra-départementale) supérieur à 800 cas pour 100 000 habitants, et cela pour tous les niveaux scolaires, les décisions nécessaires, y compris la la fermeture exceptionnelle des écoles et établissements dans les zones concernées en cas de taux d’incidence global (examiné à une échelle infra-départementale) supérieur à 1500, et bien sût les moyens nécessaires pour mettre en place ces mesures. Actuellement le taux d’incidence dans le Lot est supérieur à 1500… aucune proposition allant dans ce sens n’a été faite faite par le gouvernement.

Quid des moyens budgétaires et de la revalorisation salariale ?

Le recrutement des 3300 contractuels était déjà prévu. Ils et elles ne sont pas encore arrivé.es que l’on sait déjà qu’ils et elles repartent en juillet ! Nous demandons le recrutement des listes complémentaires, en tant que fonctionnaires stagiaires, et des postes aux concours supplémentaires dès l’an prochain.

Les 1500 AED et les 1500 administratifs/ves étaient aussi prévu.es, et là aussi, nous ne nous contenterons pas de CDD ou de services civiques, nous voulons des postes pérennes.

Quant à la partie plus “pédagogique”, nous demandons la suppression des évaluations Mi-CP et non leur report. Si c’est pour nous annoncer la veille pour le lendemain, comme il a pris la mauvaise habitude de faire, le report des épreuves de spécialité, le ministre de l’éducation ferait mieux de démissionner : nous n’acceptons plus cette gestion à la petite semaine.

Nous attendons toujours un plan d’urgence pour l’éducation, c’est-à-dire des moyens pour travailler. LES DGH vont tomber pour le second degré et elles risquent à nouveau d’être insuffisantes pour répondre aux besoins.

Nous attendons toujours une revalorisation salariale : au moins 400 € de plus par mois.

Nous attendons qu’ils abrogent L’ordonnance portant partie législative du code général de la fonction publique.

Les perspectives.

La réaction rapide du gouvernement montre qu’il ne tient pas à ce que la crise perdure et/ou s’étende. Sa gestion de la crise sanitaire est décriée. Sa politique de destruction des services publics, au nom d’une soi-disante modernisation, n’échappe plus à grand monde. Nous sommes en période pré-électorale et d’autres secteurs se mobilisent aussi (grèves dans l’industrie, la santé…). Un risque de contestation généralisée existe. C’est le moment de créer le rapport de force afin d’obtenir nos revendications.

Dans certains départements, des appels à la grève ont émané d’AG de grévistes et/ou d’intersyndicales pour le 18 ou le 20 janvier. C’est le cas de la Haute Garonne où les appels de l’AG et de l’intersyndicale propose, le 18 janvier, une AG et un rassemblement au rectorat.

Appel de l’intersyndicale 31.

Au niveau national, la CGT Éduc’action a déposé des préavis de grève et soutiendra toutes les initiatives décidées par les personnels et ses syndicats la semaine prochaine, comme c’est le cas par exemple le 18 janvier. Elle les appelle également à s’engager dans une nouvelle journée d’action le 20 janvier, y compris par la grève. Elle a œuvré auprès des autres organisations syndicales pour qu’un appel le plus large possible propose une suite rapide dans la mobilisation.

Communiqué de presse national de la CGT éduc’action.

Dans tous les cas, la date du 27 janvier, qui est une date interprofessionnelle sur les salaires et les conditions de travail, est en ligne de mire pour mettre un nouveau coup de pression au gouvernement.

Face aux attaques contre notre statut et nos conditions de travail, il faut se syndiquer.

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