Compte-rendu de la CTSD du 46

Ordre du jour :

  • Bilan de la rentrée scolaire 2022 dans le 1er degré et le 2nd degré.
  • Réponses aux questions diverses.

 

 

  • Déclarations faites par les différentes organisations syndicales :

 

Déclaration de l’UNSA :

Le tableau de cette rentrée pourrait être idéal mais il y a des failles : il n’y a pas une personne devant chaque classe d’élèves. Il y a des postes invisibles et des postes non-pourvus : en RASED, parmi les Co-psys. Au sujet de l’école inclusive, il est urgent d’agir (?) car nous avons été alertés à propos d’AESH manquant(e)s ou d’élèves violents. Les personnels subissent un épuisement psychologique à cause des ordres et des contre-ordres qu’ils reçoivent.

Note : L’UNSA ne dit pas que plusieurs lois ou des décrets votés et appliqués ces dernières années en sont la cause alors que cette organisation syndicale ne s’y est pas opposée. 

Réponse du DASEN à l’UNSA : Votre intervention rejoint les ajustements difficiles auxquels nous avons dû faire face fin août (?). Oui, il faut faire preuve de bienveillance, surtout dans cette période (?).

Note : Est-ce que la façon dont les personnels ont été traités depuis le début de l’épidémie relève de la bienveillance ? Est-ce qu’un recrutement massif de contractuels est une façon d’être bienveillants envers les élèves ? Depuis quand des termes comme « bienveillance » doivent remplacer une politique éducative ambitieuse, juste et égalitaire ?

 

Déclaration de la FSU :

Nous avons besoin d’autres documents de travail (que ceux que vous nous avez envoyés) pour évaluer cette rentrée. Pour beaucoup de personnels, la rentrée n’a pas été simple. Exemple de situations complexes : des contractuels sont face à des compléments de service. Comment expliquer aux parents d’élèves que les contractuels sont surtout placés face à des publics défavorisés ? Non, dans le Lot, ce n’est pas une bonne rentrée dans l’enseignement public. Il semble que des collégiens ont quitté l’enseignement public pour l’enseignement privé. Nous constatons un nombre d’apprentis croissant. Rappelons que 40% d’apprentis abandonnent leurs études.

Réponse du DASEN : Vous ciblez des problèmes dans des établissements qu’on ne peut pas nier. On a des difficultés à pourvoir certains postes.

 

Déclaration de la CGT Éduc’action : cf. ci-dessous.

Réponse du DASEN : On pourrait revenir sur la façon dont sont faites certaines de ces enquêtes. Mais, c’est vrai, il y a des liens dans ce que vous dites entre ces études nationales et le local. On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas ce « background ». Il ne faut pas rajouter du stress aux enseignants.

Dans le Lot, on oriente : ici, les élèves dans l’enseignement professionnel réussissent mieux qu’ailleurs. La question de l’insertion professionnelle se pose.

Note : Est-ce en continuant de déstructurer le travail des enseignants (sous couvert de réformes) qu’on va l’aider à ne pas stresser ? Est-ce parce que l’enseignement professionnel est en réussite dans le Lot que la DSDEN se doit d’y appliquer la réforme qui le saignera à blanc ?

 

FO :

Pas de déclaration mais, Monsieur le DASEN, vous parlez de ne pas stresser les enseignants or nous avons l’exemple du livret de l’éducation inclusive. Nous restons très attentifs à l’impact du numérique sur la charge de travail (des enseignants).

 

  • Bilan de la rentrée 2022 dans le Lot :

 

  1. Rentrée dans le second degré :

 

  • Rentrée dans les collèges :

 

La DSDEN lit les chiffres et résume les documents de travail envoyés au préalable.

Il y a dans le Lot, à la rentrée : 5936 élèves. Il y en a donc 67 en moins que l’an dernier. La DSDEN dit être très proche des évolutions d’effectifs.

 

Ouverture de certaines classes (comme annoncées au CTSD précédent) : au collège de Latronquière, etc. Au collège de Souillac, un dédoublement en 3e a été fait.

 

UNSA : Et à la SEGPA du collège Olivier de Magny ? Il manquerait 7h ou 8h d’enseignement. Vous nous aviez dit que ce problème était résolu or ces heures manquent encore.

Réponse de la DSDEN (M. Bras) : Nous avons une difficulté à recruter pour ces heures en SEGPA (bio-techno) mais un AED compétent devrait s’en charger (?).

 

FO : On demande aux enseignants de faire heure supplémentaire sur heure supplémentaire. Exemple : il a été demandé à une collègue d’anglais de faire des heures dans une autre matière.

 

FSU : Depuis deux ans, il n’y avait plus d’enseignant d’allemand à Gourdon.

DSDEN : Le poste est pourvu depuis septembre.

 

FSU : En EPS, c’est la première fois que l’on voit une telle dégradation du service dans le Lot. Une collègue, au collège de Vayrac, s’est vu proposer des heures supplémentaires alors qu’elle va partir bientôt à la retraite. C’est du bricolage à la petite semaine. On met en difficulté une collègue usée.

  1. Bras (DSDEN) : Oui, nous avons des difficultés en EPS. Le système de mutation a dysfonctionné et cela a créé cette situation en EPS.

 

  • Rentrée dans les lycées :

 

Les compléments de service sont en légère augmentation. Il reste trois BMP non couverts : vacants. Au lycée de Monnerville, à Clément Marot, au collège Olivier de Magny, à Vayrac : des heures ne sont pas encore pourvues.

En août, dit le DASEN, on était plus serein. En septembre, on a été dans une situation moins favorable.

  1. Rentrée dans le premier degré :

 

  • Effectifs dans le 1er degré :

 

FSU : On préfèrerait que les effectifs par classe soient bien plus bas en préélémentaire quand on voit les problèmes aujourd’hui.

UNSA : La scolarité des élèves avant l’âge de trois ans est un vaste débat. Il y a moins de demandes aujourd’hui par les familles (demandes d’une scolarité à deux ans). C’est un changement d’époque. L’accueil de ces enfants doit être qualitatif sinon il ne sert à rien.

 

Le DASEN fait distribuer un document au sujet des effectifs dans les écoles du Lot à la rentrée. Il dit : ce type de bilan va être étudié par les inspecteurs (IEN) pour voir s’il faut supprimer des classes. Exemples : à Brengues, Saint-Sulpice…

 

UNSA : Nous ne sommes pas surpris par rapport à cette possible suppression (Brengues, etc.). Cela fait 15 ans qu’on en parle.

 

  • « Ventilation » des services dans le premier degré :

Les remplacements, dans le Lot, sont autour de 10%. Pour 7%, il s’agit de l’enseignement spécialisé. 9316 remplacements à la journée ont été effectués. 98 % des besoins ont été couverts. 92 % des écoles ont été concernées. 77 personnes remplaçantes ont été affectées. La circonscription dans laquelle il y a le plus de difficultés de remplacements est celle de Figeac.

 

Il y a 14 ETP de RASED, 13 ETP d’ULIS, 7 ETP d’ERS, 5 ETP d’ESI, 10 ETP d’ITEP (4) et IME (6), 1 ETP SAPAD et 1 ETP autisme.

 

Décharges de direction : 19 ETP. Autres : décharges syndicales, conseillers pédagogiques (en sous-effectifs), etc.

 

Conseillers pédagogiques : 3 postes d’animation du FLE, 3 postes d’animation de l’informatique et 1,25 poste pour un conseiller de prévention.

 

UNSA : Le cœur du métier d’un conseiller pédagogique n’est pas d’être un gratte-papier or aujourd’hui, c’est ce qu’on leur demande. La pédagogie ne leur prend que 10% du temps.

FO : « On » a signé des textes qui expliquent cela (Ndr : certaines organisations syndicales ont signé des textes qui aboutissent à la situation présente).

 

3) Instruction dans les familles :

  1. Bras apporte des informations : nous observons un retour des enfants (de manière assez uniforme dans le département) vers la scolarité. Au 10 octobre 2022, on compte 166 enfants en plus dans le 1er degré et 105 dans le second degré (nombres d’enfants qui recevaient un enseignement dans leurs familles + CNED). Ce retour semble surtout dû à la fin de contraintes sanitaires (épidémie).

Rappel : la plupart des enfants dont l’Éducation nationale accepte un enseignement par les familles sont des enfants itinérants ou malades. Il y a eu 15 recours préalables (RAPO) : un seul nous a été défavorable dans le Lot.

 

4) Projet de création d’une école hors contrat à Théminettes :

Le DASEN dit que la visite des inspecteurs a montré que ce projet n’était pas à la hauteur. Ils se sont donc opposés à l’ouverture de cette école.

 

5) A l’école Lacalmontie, à Figeac, une UMA (unité maternelle pour les autistes) est en projet.

Le SGEN et l’UNSA expliquent qu’ils vont s’abstenir de voter pour cette implantation car la situation est pire ailleurs (par exemple à Catus).

 

Vote pour l’implantation d’une unité en maternelle spécialisée pour les élèves autistes :

UNSA : abstention (3 voix)

SGEN : abstention (1 voix)

CGT : pour (1 voix)

FSU : pour (2 voix)

FO : pour (1 voix)

 

Classes Occitan :

Mme Avril (secrétaire générale de la DSDEN) : certaines années, il s’agit de classes et certaines années, il s’agit d’un « dispositif ». Il faut que cette offre devienne cohérente dans le Lot. Il faudrait considérer cela comme un dispositif qui donne droit à une décharge de direction. Ce que l’on vous propose est que cette offre soit proposée à Gramat, Saint-Céré et à Assier. C’est une annonce : il n’y a pas de vote.

 

  • Réponses aux questions diverses :

 

Posées par la CGT : 

  • Combien de contractuels dans le second degré à la rentrée ? Nous n’avons pas les chiffres : c’est la DPE (le Rectorat) qui les a.

 

  • Les AESH doivent, contre signature, aller chercher leur notice de vote (pour les élections professionnelles) auprès de leur directeur ou directrice de PIAL. Il s’agit de 400 personnes dans le Lot ! Pouvez-vous nous assurer que tous les AESH du Lot pourront récupérer leur notice de vote dans les temps ? Ces notices seront envoyées dans la semaine du 7 novembre aux responsables des PIAL.

 

Réponses apportées aux autres questions :

  • AESH et PIAL :

Les AESH sont organisées en PIAL. Dans le Lot : 19,10 élèves sont sans AESH aujourd’hui. 22 situations sont en cours d’examen. Certains contrats commenceront en novembre. Il y a plus d’élèves en situation d’handicap dans le Lot qu’au niveau national. L’idée est d’aller vers l’autonomie. Nous allons vérifier que chaque PIAL ait bien le même nombre d’AESH. Comment cela se passe ? D’abord nous recevons une notification de la MDPH qui doit nous alerter sur une situation. Ensuite, on organise dans le PIAL le nombre d’heures d’accompagnement selon les moyens du PIAL. A terme, on organisera donc les PIAL en fonction de l’enveloppe que l’on recevra.

Note : Peut-on penser élaborer une politique d’accompagnement des élèves en situation en fonction des besoins observés dans le département ou bien en fonction seulement de l’argent qui nous est octroyé par le Rectorat ? L’aide publique doit-elle dépendre de l’offre ou de la demande ?

 

  • Élèves allophones :

Il y a 75 élèves dans le département (il y en avait 88 l’an dernier) et dans le 1er degré. Des équipes vont être formées par les 2 seuls enseignants qui s’en occupent dans tout le Lot. Un poste FLE est vacant et personne pour le moment n’a été recruté pour l’occuper.

 

  • Postes vacants :

Il y a 2 postes de RASED vacants à Puy l’Évêque, 1 poste à Lalbenque, 1 a Gourdon. Il y a 1 poste de psy vacant à Saint-Céré et 1 autre poste de psy vacant à Cahors.

 

  • Compléments de service :

Un document est distribué pour les présenter.

 

  • Postes non pourvus dans le 1er degré :

Ils sont tous pourvus (sauf ceux qui concernent les RASED).

 

 

Décla-CGT-CTSD-20 octobre-22

Etienne Raisson,

Pour la CGT Éduc’action 46

 

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