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Éducation prioritaire, plutôt que des rustines, il est urgent de revoir la carte !

Le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter sa réponse à ce qu’il nomme lui-même des situations aberrantes. C’est-à-dire la situation de collèges et d’écoles de secteurs qui au vu de leur indice de position sociale moyen devraient être classés en éducation prioritaire renforcée. Pourtant ce n’est malheureusement pas le cas malgré la mobilisation régulière des personnels, parents d’élèves ou élu·es locaux·ales qui exigent leur intégration dans la carte de l’éducation prioritaire. En effet, le ministre a annoncé que la carte ne serait pas modifiée avant 2028 (du fait des élections municipales et présidentielles) alors qu’elle a été établie en 2015 et aurait dû être revue en 2019.

Au regard des propositions, il s’agit surtout pour le ministère de « bricoler » une réponse à une situation effectivement aberrante dont il est responsable et qui ne pourrait pas être corrigée avant 2028. Avec une décennie de retard, l’éducation prioritaire n’est pas une priorité pour le gouvernement.

Ainsi, les collèges concernés intégreraient les dispositifs CLA (Contrat Local d’Accompagnement), permettant d’accorder aux personnels une indemnité pour mission particulière et non d’indemnité REP+ ainsi que des bonifications pour le mouvement au bout de trois ans. La CGT Éduc’action rappelle son opposition aux CLA qui, en contractualisant les moyens donnés aux établissements, sont contraires à la philosophie même de l’éducation prioritaire (donner plus à celles et ceux qui ont le moins sans condition).

Surtout, outre la reconnaissance indispensable des difficultés d’exercice des personnels, c’est de moyens supplémentaires dont ces établissements et écoles ont besoin dès maintenant. Sur ce point, le ministère annonce un pôle médico-social à temps complet sans redéploiement, ce dont on peut douter vu les difficultés de recrutement ainsi qu’un vague engagement non chiffré d’amélioration du taux d’encadrement, en revanche rien sur les vies scolaires. Pour les écoles élémentaires, il annonce la possibilité d’un·e professeur·e supplémentaire par école sous réserve de présentation d’un projet. Quant aux maternelles, elles sont scandaleusement oubliées.

La CGT Éduc’action exige que ces écoles, élémentaires comme maternelles, bénéficient toutes de ce poste supplémentaire sans condition mais aussi que ces collèges et écoles bénéficient des mêmes taux d’encadrement et les personnels du même niveau indemnitaire et de bonification mouvement qu’en REP+.

Surtout, il est scandaleux que la carte de l’Éducation prioritaire reste ainsi figée depuis douze ans alors que la pauvreté et la ségrégation sociale n’ont cessé de s’aggraver. C’est pourquoi, la CGT Éduc’action exige la révision immédiate de la carte de l’éducation prioritaire, basée sur des critères sociaux objectifs et partagés et non sur une cible budgétaire préalable, un accompagnement des sorties éventuelles et son extension aux lycées et écoles dites orphelines (dont le collège de secteur n’est pas classé) qui répondent aux critères.

Plus qu’une nécessité, c’est une urgence !

AESH, le statut, c’est un dû.

Le 7 janvier dernier, la droite sénatoriale, soutenue par le ministère, a fait le choix du mépris face aux exigences légitimes des 140 000 AESH de l’Éducation nationale, en refusant de voter pour le projet de loi sur leur statut. Encore une fois, on assiste à un « deux poids, deux mesures » : 10 milliards d’euros octroyés pour un porte-avion nucléaire mais maintien d’une austérité budgétaire structurelle pour l’École publique et maintien dans la précarité de certains personnels.

 Le Sénat et le ministre justifient ce rejet par leur volonté d’attendre les annonces d’E.Macron sur le sujet lors de la Convention nationale du Handicap de juin prochain. Pour la CGT Éduc’action, c’est inacceptable et elle exige que les organisations syndicales (à l’initiative d’une pétition pour le statut des AESH) soient reçues en urgence par le ministre, comme demandé dans un courrier resté sans réponse à ce jour.

 Des personnels indispensables mais toujours ignorés.

En attendant, le ministère maintient sa politique de l’École inclusive inefficace et compte sur la généralisation des PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité), mesure que nous dénonçons toujours, arguant que ce sera « une réponse globale ». En refusant hypocritement ce statut à des personnels qu’il juge pourtant « indispensables », le ministère les installe dans la plus grande précarité et poursuit sa logique comptable, évitant ainsi d’assumer le coût social et humain.

 La CGT Éduc’action rappelle que le métier d’AESH est bien indispensable, exigeant et difficile, mais aussi qu’il ne se résume pas à la seule présence auprès des élèves. L’autoformation, la recherche d’outils pédagogiques et la préparation des interventions font de ces personnels des agent·es pleinement impliqué·es dans leurs missions et non de simples indicateurs. C’est donc ce qui justifie leur exigence d’accéder à un statut de la Fonction publique catégorie B et d’un temps complet pour 24h d’accompagnement, seul élément de leur reconnaissance par leur employeur.

 Dans ces conditions, la CGT Éduc’action appelle à maintenir la pression sur les pouvoirs publics, appelle les personnels à s’organiser et à tout mettre en œuvre pour gagner le statut des AESH.

RÉFORME DU PARCOURS EN « Y » : IL FAUT SAVOIR ARRÊTER UN ÉCHEC !

Après l’installation, jeudi 8 du comité de suivi de la voie professionnelle, la CGT Éduc’action a été reçue en bilatérale le mardi 13 janvier pour échanger sur le devenir du parcours « Y ».         Si le ministère reconnaît l’échec de ce dispositif, la volonté perdure de différencier, lors de l’année de terminale, les élèves qui veulent s’insérer de celles et ceux qui veulent poursuivre leurs études. Possiblement, suite aux six semaines de PFMP obligatoires, les élèves choisissant le module « insertion professionnelle » enchaîneraient sur deux semaines supplémentaires en entreprise. Pour les élèves optant pour le module « poursuites d’études », les emplois du temps seraient maintenus pour travailler les prérequis indispensables en BTS. Au final, un « y » minuscule qui risque d’engendrer les mêmes dysfonctionnements, mais à un moment différent de l’année !

 La CGT Éduc’action y a réaffirmé son opposition à tout parcours « différencié » et « individualisé » même réduit et déplacé, et son attachement à un retour des examens après la mi-juin. Elle a insisté sur le fait que les personnels étaient épuisés par la fréquence des réformes et l’empilement des dispositifs spécifiques qui y sont prévus, comme actuellement avec la généralisation d’Avenirpro qui ampute encore des heures de cours. Cette cadence infernale explique, en grande partie, la perte de sens du métier. 

 Nous avons rappelé que pour assurer une insertion professionnelle réelle dans un métier et des poursuites d’études réussies, il fallait surtout rendre la totalité des heures disciplinaires supprimées par les deux réformes successives subies par le lycée professionnel. Pour cela, il faut également en finir avec l’orientation contrainte en supprimant les familles de métiers et en élaborant une carte des formations déconnectée des besoins en emplois locaux qui réponde aux enjeux écologiques, de relocalisation industrielle et aux besoins sociaux. Nous avons conclu en revendiquant une diminution des PFMP (passage de 20 à 10 semaines) et leur sécurisation face aux accidents du travail, à la surexposition aux produits CMR et aux VSST. Face à des dangers graves ou imminents, la CGT Éduc’action exige, la mise en place d’un droit de retrait pour les stagiaires de la voie professionnelle, sans perte de gratification et avec une dérogation légale sur les semaines de stages qui ne pourraient pas être effectuées.

Pour la CGT Éduc’action, l’urgence est bien à l’abrogation des réformes Blanquer et Macron de la voie professionnelle, abrogation indispensable pour reconstruire un lycée professionnel au service des élèves et véritablement émancipateur.

Réforme des concours enseignants et CPE : l’incertitude budgétaire non gérée est intolérable !

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l’état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignant·es et CPE (à Bac+3) n’était pas assurée pour la session 2026.

À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiant·es qui se préparent actuellement. Ces candidat·es, et les enseignant·es qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisé·es car plongé·es dans l’incertitude au moment où au contraire il faudrait qu’ils et elles puissent travailler en toute sérénité.

Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu’elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l’attractivité du métier ».

PSC : étendre nos droits et avancer vers la sécurité sociale intégrale

La CGT Educ’action porte des réserves quant au projet de complémentaire santé imposée dans le cadre de la PSC. Au niveau de la CGT Éduc’action nous sommes rentré·es dans la négociation de l’accord éducation sans être demandeur·euses mais parce que l’accord fonction publique était signé et que nous voulions obtenir un accord de meilleur niveau pour nos collègues.
De fait le panier de soin est de haut niveau (meilleur que celui de l’accord socle de la fonction et celui de l’offre référence de la MGEN) à des coûts maîtrisés.

Des effets de bord conduisent à des hausses de tarifs pour certain·es collègues, c’est totalement inacceptable. Nous continuons de revendiquer une sécurité sociale intégrale et, dans l’attente, une hausse de la part employeur dans la protection santé à 70%.

Formation Droits des AED – 15 janvier 2026 – CGT éduc’action

Cette formation permettra de balayer les droits des personnels AED, ainsi que de construire des revendications propres aux AED (AP, APS). 

La formation syndicale est un droit pour tous les personnels, titulaires comme non-titulaires, tous corps confondus, syndiqué·es ou non.

Chaque salarié·e a droit à 12 jours de formation syndicale par an. Le congé doit être demandé dès que possible et au plus tard un mois à l’avance à votre supérieur·e hiérarchique. L’absence de réponse 15 jours avant vaut acceptation de la demande. Le bénéfice du congé ne peut être refusé que si les nécessités de service s’y opposent. Contactez-nous immédiatement dans ce cas.

Un modèle de demande de congé pour formation syndicale est disponible dans le lien ci-dessous . Elle est à déposer au plus tard le 15 décembre.

Voici le lien qui vous permet de vous inscrire et de récupérer le document à fournir à votre chef.fe d’établissement :

https://framaforms.org/formation-droits-des-aed-15-janvier-2026-cgt-educaction-1760191380

Affiches racistes à Toulouse : communiqué du SDEN 31

Ce 3 novembre 2025, des affiches racistes ont été trouvées dans un caddie à proximité de l’école Alfred de Musset à Toulouse. Parmi ces insultes, « A tous les parents de rebeu et de n****, on va les crever vos gosses, faites les rentrer ***** ». « Les parents de ces petits ****, allez vous faire brûler, on va vous brûler sale arabe vive Bardella ». « Dégagez de la cité […], on va vous crever, ****!!! ». A l’unisson avec la CGT Educ’action 31 nous condamnons fermement cet acte raciste scandaleux et abject et assurons les familles et les enfants de notre soutien total.

Ci-dessous le communiqué du SDEN 31 :

Formation enseignant·es, PSY-EN et CPE contractuel·les, défendre nos droits et en gagner de nouveaux !

La CGT Educ’action Toulouse organise des formations sur les droits des personnels contractuel·les !

Ces formations sont de droit et rémunérées. Une convocation vous permettra de vous absenter de votre établissement.

Nous développerons les droits et obligations des agent·es contractuel·les enseignant·es, PSY-EN et CPE en analysant les conditions spécifiques à l’académie de Toulouse et discuterons des revendications indispensables à de meilleures conditions de travail et de rémunération.

Le lundi 15 Décembre à Toulouse, (bourse du travail Saint-Sernin) inscription par formulaire ici : https://framaforms.org/lundi-15-decembre-2025-formation-non-titulaires-enseignantes-1760071548

Le lundi 16 Février à Montauban. Pour vous inscrire écrivez-nous à sden82@hotmail.fr

Le lundi 23 mars dans le Tarn. Pour vous inscrire, écrivez nous à 81@cgteduc.fr

Vous trouverez ci-dessous nos analyses et revendications suite à l’audience bilatérale entre la CGT et la DPE du mois dernier ainsi que notre 4 pages concernant vos droits en tant qu’agent·e contractuel·le dans l’académie de Toulouse !
 

Circulaire mouvement inter-académique 2025-2026

Le mouvement inter-académique est ouvert du 5 novembre au 26 novembre 2025 à 12h00. Nos élu·es peuvent vous guider en cas de besoin, n’hésitez pas à nous consulter. Vous trouverez la circulaire plus bas dans l’article.