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Compte-rendu de l’entretien avec la DPE et la DPE4 : nous continuons de porter nos revendications !

La CGT Educ’action a été reçue par les services de la DPE et de la DPE4 quelques jours avant les vacances de printemps. A cette occasion, nous avons porté nos revendications concernant le protocole contractuel·les (notamment la question des rémunérations) mais aussi les renouvellements de contrats pour les agent·es en CDD pour la rentrée 2026.

Revendications salariales, le rectorat exclut toute revalorisation de salaire significative !

Suite à notre enquête auprès des personnels contractuels de l’académie, vous avez été nombreuses et nombreux à nous faire part de votre souhait de voir la revendication de meilleurs salaires portée au niveau du rectorat.

Lors cette audience, nous avons porté la nécessité d’augmenter sensiblement les salaires des enseignant·es/PSY-EN et CPE contractuel·les de l’académie de Toulouse par l’ouverture de nouvelles négociations locales pour revaloriser l’ensemble des agent·es, notamment en reconnaissant davantage les qualifications et expériences dans l’enseignement. Le rectorat n’a eu comme seule réponse le rappel des négociations réalisées en 2022 !

Il y a aujourd’hui près de 3 000 enseignant·es, CPE et PSY-EN dans l’académie de Toulouse. Pour la CGT, nous renvoyer à des négociations vieilles de 4 ans montre une forme de mépris et la nécessité d’engager un rapport de force indispensable.

Avec une inflation très forte ces dernières années, accentuée par les conflits et guerres actuels, le coût de la vie pèse toujours plus rendant un quotidien et des projets personnels encore plus bouchés.

Actuellement, la seule perspective d’évolution salariale repose sur le résultat de l’évaluation triennale prévue par la loi. En cette fin d’année, toustes les agent·es employé·es depuis septembre 2022 ou avant sont concerné·es. Après la visite d’un·e IPR/IEN ou d’un·e chargé·e de mission ou sur la base d’évaluations les années précédentes (corps d’inspection ou chef·fe de service), ce sont plusieurs centaines de collègues qui devraient recevoir d’ici fin juin le résultat de cette évaluation.

En cas d’évaluation positive, un avenant au contrat modifiera la rémunération d’un niveau soit environ 100 euros brut par mois pour un passage du niveau 3 (indice 415) au niveau 4 (indice 436). Ce changement d’indice donnera lieu à un rattrapage de salaire qui devrait avoir lieu pendant l’été ou à la rentrée 2026 (le rattrapage donnera lieu à un décompte de rappel depuis septembre 2025).

En cas d’évaluation négative, une autre évaluation aura lieu l’année scolaire 2026/2027 pour bénéficier d’une possible augmentation retardée d’un an.

Renouvellement de contrat des agent·es en CDD pour la rentrée 2026

Quelques jours avant les congés de printemps, chaque agent·e ayant travaillé pendant l’année scolaire, a normalement reçu (qu’il ou elle soit actuellement sous contrat) une fiche à compléter pour faire connaitre son souhait d’être renouvelé·e à la rentrée 2026.

Cette procédure a très peu changé depuis des années malgré nos demandes de modifications et un nombre toujours plus important d’agent·es concerné·es.

Les chef·fes de service sont tenu·es de faire remonter ces fiches aux services de la DPE4 avant le 22 Mai. Avant cela, les agent·es en CDD doivent faire connaitre leur souhait de poursuivre à la rentrée 2026 et émettre des vœux d’affectation (uniquement par département) Les chef·fes de service doivent motiver un avis favorable ou défavorable au réemploi. L’agent·e peut ensuite faire des remarques après l’appréciation du ou de la chef·fe de service.

Cette procédure de demande de renouvellement / vœux d’affectation est problématique à bien des égards :

  • – Elle ne permet aux che·.fes de service que deux possibilités : favorable ou défavorable. Pourtant, nous constatons chaque année que des avis défavorables reposent sur l’arbitraire et peuvent stopper net la « carrière » de collègues pourtant favorablement évalué·es pendant des années auparavant. La CGT rappelle qu’elle s’oppose à ces avis des chef·fes de service. Pire, la procédure exclut la possibilité d’apporter un avis réservé ou une impossibilité d’évaluer. Quid des collègues en arrêt maladie pendant la période du contrat ou sur des remplacements très courts ?
  • Elle exclut les agent·es en CDI qui ne peuvent émettre aucun souhait (le périmètre d’affectation est l’académie toute entière)
  • Elle ne permet pas de faire des vœux plus restreints géographiquement ou par type d’établissement (collège, LGT, LP…) ce qui est par contre demandé aux corps d’inspection.
  • Elle ne permet pas de demander de manière formelle à être maintenu·e dans un établissement ce qui permettrait, en l’absence de nomination d’un·e titulaire, de permettre une continuité pédagogique.
  • Elle omet de préciser que les agent·es contractuel·les peuvent également prétendre au temps partiel (de droit ou sur autorisation)
  • Cette année, la circulaire n’impose pas aux chef·fes de service d’organiser un entretien si ils ou elles émettent des avis défavorables. C’était pourtant l’occasion pour des collègues mal évalué·es de faire changer cet avis.

Nous vous conseillons de ne pas restreindre vos vœux aux seuls départements. N’hésitez pas à solliciter votre chef·fe d’établissement pour connaitre les besoins dans votre discipline pour l’année suivante. Même si cette possibilité n’existe pas de manière formelle, les agent·es contractuel·les et chef·fes d’établissement peuvent faire une demande de maintien ou de jumelage (en cas de service partagé entre plusieurs établissements) Pour plus de précisions et conseils notamment en cas d’avis défavorable, n’hésite pas à nous contacter.

Une fois que l’avis du ou de la chef·fe de service vous est communiqué, vous devez signer pour prise de connaissance. Cela ne veut pas dire que vous êtes d’accord avec l’avis ni le contenu écrit. Il est possible d’apporter un commentaire directement sur le document ou sur un document séparé. Le document est alors renvoyé aux services de la DPE4 (au plus tard le 22 Mai) qui sollicitent ensuite les corps d’inspection.

Comme il est précisé dans la circulaire, les avis des corps d’inspection suivent ceux des chef·fes de service. Pour la CGT, ces deux avis doivent être décorrélés. En effet, nous constatons chaque année des revirements des corps d’inspection alors qu’aucune visite conseil ou inspection n’a eue lieu pendant l’année.

La décision du recteur basée sur ces deux avis interviendra le 30 Juin quant à la possibilité d’être réembauché·e à la rentrée 2026. En cas de non-renouvellement, il est toujours possible de contester la décision. Avec la CGT, plusieurs collègues ont réussi à être réintégré·es au vivier !

Le 21 mai, on se mobilise dans toute l’Académie pour les droits des AED !

Toutes et tous en grève le 21 mai !

Face à la précarité organisée du métier d’AED, nous avons décidé d’initier, le 21 mai prochain, une journée de grève académique !

Elle s’adresse à l’ensemble des AED de l’académie, et il y aura des points de rassemblement dans tout le territoire. Nous revendiquons notamment : 

  • La mise en place d’une grille indiciaire
  • Un accès facilité au CDI puis un statut de fonctionnaire de catégorie B
  • De vraies formations liées au métier
  • Le paiement des nuits
  • Le recrutement massif de collègues
  • La fin des missions qui dépassent le cadre du service (semaines administratives…)

Cette journée permettra de visibiliser le métier d’AED avec notamment des conférences de presse, de revendiquer de nouveaux droits et de nous organiser collectivement pour la poursuite de la mobilisation. 

Il faut savoir que la lutte paie : dans de nombreuses académies, la grille de rémunération évolutive est déjà une réalité. Rejoignez-nous, on peut gagner ! 

Voici les points de rassemblement et les actions prévues : (mise à jour au fur et à mesure de la remontée par les syndicats départementaux)

Dans le 09 :

Dans le 12 :

Dans le 31 : Assemblée générale à 10h à la Bourse du Travail de Toulouse et rassemblement devant le Rectorat à 13h. Pour le matériel local, c’est ici.

Dans le 32 :

Dans le 46 :

Dans le 65 : Conférence de presse à 11h30 à la Bourse du travail de Tarbes et rassemblement, repas fourni par le syndicat puis temps de travail sur des cahiers revendicatifs pour construire nos revendications locales. Pour le matériel local, c’est ici.

Dans le 81 : rassemblement devant le lycée Anne Veaute de Castres 08h30-09h00 (46 bvd Magenta).

Dans le 82 : AG au local de la CGT au 125 rue de Ramierou à Montauban à 10h, puis à 12h rassemblement devant la DSDEN au 12 avenue de Charles De Gaulle à Montauban.

N’hésitez pas, si besoin, à contacter votre syndicat local ! Vous pouvez retrouver le préavis de grève ici.

Mutations intra-académiques 2026 : La CGT Educ’ est à tes côtés !

Deux visios à destination de tous les personnels auront lieu le 23 mars à 18h et le 31 mars à 18h.

Visio du 23 mars

Visio du 31 mars

Dossier mutations intra-académiques

Voici les principales informations à connaître si vous êtes participant.e obligatoire ou si vous souhaitez muter dans le cadre du mouvement intra-académique.

La phase de saisie : du 20 mars au 6 avril 2026 minuit.


Saisie des vœux :

Vous pouvez saisir jusqu’à 30 vœux en suivant ce lien.

Calcul de votre barème :

Vous pourrez également vérifier votre barème avec un calculateur que nous avons dédié à ce sujet.


Entrant dans l’académie ?

Si vous êtes entrant.e dans l’académie, reportez-vous à notre article qui liste quelques conseils pour vous guider.


Déjà dans l’académie ?

Et ici quelques conseils si vous devez ou voulez muter dans l’académie.

La circulaire et ses annexes :

Vous trouverez enfin la circulaire académique ainsi que les annexes ici.
Dans tous les cas, n’hésitez pas à nous contacter pour nous demander conseil : eluscgteductoul@gmail.com

Éditez et transmettez-nous dès que possible un récapitulatif de vos vœux :


Une fois sur IPROF ⇒ « SIAM » ⇒ « Mouvement intra-académique » ⇒ « Saisissez vos vœux de mutation » ⇒ « Éditer un récapitulatif » (onglet situé en bas de page) ⇒ « Fichier » ⇒ « Imprimer dans un fichier » : dans l’onglet de votre navigateur choisir le format « .PDF » et renommer le document en y faisant figurer votre nom et votre discipline en MAJUSCULES.
Pensez aussi à préparer les éventuelles pièces justificatives que vous devrez fournir.

La phase de confirmation, du 7 avril au 13 avril 2026 midi.

Vous devez conserver et nous faire parvenir la copie :

  • De votre confirmation de demande de mutation à retourner au plus tard pour le 13 avril 2026 midi ;
  • Des pièces justificatives jointes à votre demande.

Si vous êtes entrant.e dans l’académie, vous n’avez normalement aucune pièce à fournir (à l’exception d’un changement de situation et de l’attestation de déclaration « Revenus » pour les candidat.e.s PACSé.e.s).

Vérification des vœux & barèmes, du 13 avril au 13 mai 2026.

Vous devez nous indiquer dès que possible :

  • Toute demande de modification de vos vœux ou de toute correction de barème effectuée auprès de la DPE de l’académie de Toulouse. Attention : Les modifications postérieures à l’envoi de la confirmation de mutation le 13 avril 2026 midi ne seront pas retenues (sauf les candidats dont le barème a été modifié par le rectorat).
  • Toute demande de bonification effectuée au titre du handicap par le dépôt d’un dossier médical auprès du médecin-conseil auprès du Recteur (sous pli confidentiel, au plus tard le 7 avril 2026 midi).

Pour ce faire, le plus simple est de nous transmettre une copie de vos échanges mail (ou à défaut courriers) avec les services concernés.

Comment nous faire parvenir tous ces documents ?
Autant que possible, privilégiez la transmission en ligne.

Calendrier supplémentaire :

  • 28 mai 2026 : date limite de contestation des barèmes, de demande tardive et d’annulation de demande.
  • À partir de la date du résultat, le 15 juin 2026 vous aurez 2 mois pour faire un recours en cas d’affectation sur un vœu non exprimé ou en cas de mutation non obtenue. Vous pourrez alors nous mandater pour vous représenter.

Enseignant·es, PSY-EN, CPE contractuel·les : gagner des hausses de salaire pour tout·es !

Dans l’académie de Toulouse, ce sont plus de 2000 agent.es contractuel.les qui travaillent dans les écoles, collèges et lycées. Parmi elles et eux, plus de 80% sont rémunéré.es à l’indice 415. Les salaires restent bien trop faibles et n’évoluent pas ou trop rarement.

Malgré quelques améliorations depuis la rentrée 2023, la rémunération des agent.es contractuel.les dans l’académie de Toulouse ne prend en compte que trop peu les diplômes et les expériences antérieures. Il devient urgent d’ouvrir de nouvelles négociations !

POUR GAGNER SUR LES SALAIRES, EXIGEONS COLLECTIVEMENT !
 

La CGT Educ’action Toulouse sera reçue prochainement par la DPE/DPE4. Nous souhaitons porter à cette occasion la revendication de meilleurs salaires

Pour participer à cette campagne syndicale, complète le formulaire suivant :

UN PROTOCOLE ACADEMIQUE INSUFFISANT
 

Depuis septembre 2023, aucun.e agent.e contractuel.le (enseigant.e, PSY-EN, CPE) n’est rémunéré.e en dessous de l’indice 415 (niveau 3) En effet, face à l’augmentation du coût de la vie, il devenait indispensable de revoir des grilles de salaires bien trop faibles !

Malgré cela, un.e enseignant.e à Toulouse peut gagner 500 euros de moins qu’un.e collègue d’une autre académie de France avec les mêmes diplômes et la même expérience !

Lors de l’audience intersyndicale en Juin 2025 à l’initiative de la CGT, puis lors de chacune des rencontres bilatérales avec le rectorat de Toulouse, nous réaffirmons la nécessité de revoir à nouveau les conditions de rémunération. Le rectorat s’est montré peu enclin à cette idée même s’il n’a pas entièrement fermé la porte à des négociations notamment pour les plus ancien.nes agent.es.

DES DIPLOMES PEU PRIS EN COMPTE 

Dans les disciplines générales, le niveau de diplôme n’est pas pris en compte. Recruté.es à partir du niveau licence (BAC+3) quelque soit le niveau de diplôme dans le domaine enseigné, la rémunération se fait à l’indice 415 (niveau 3). Nous revendiquons un niveau supplémentaire (436) pour les MASTER et deux niveaux de plus (458) pour les doctorats.

Dans les disciplines professionnelles et technologiques, le niveau de diplôme doit être pris en compte à l’embauche de la même manière que pour les disciplines générales.

DES EXPERIENCES ANTERIEURES PAS OU PEU VALORISEES

Dans les disciplines générales, les expériences dans l’enseignement ne sont prises en compte que pour les collègues nouvellement embauché.es. Par exemple, un.e agent.e qui travaille dans l’académie de Toulouse depuis dix ans est rémunéré.e à l’indice 415 alors qu’un.e nouvel.le agent.e venant d’une autre académie avec la même expérience est rémunéré.e à l’indice 480 soit 320 euros brut d’écart !

Dans les disciplines professionnelles et technologiques, les expériences en lien avec les disciplines enseignées sont très mal reconnues notamment pour les collègues les moins diplômé.es.

Toutes les expériences dans l’enseignement et dans les disciplines enseignées doivent être considéré.es et donner lieu à un reclassement dans la grille de rémunération !

Evaluation professionnelle pour un meilleur salaire ?

Chaque agent.e contractuel.le est sensé.e être soumis.e à une évaluation professionnelle (au moins tous les trois ans) conditionnant une éventuelle augmentation de salaire. Cette évaluation est conjointement réalisée par le/la chef.fe de service (chef.fe d’établissement en général) et les corps d’inspection (IEN/IPR). Le rectorat prend ensuite une décision sur une éventuelle hausse de salaire.

Dans l’académie de Toulouse, on constate que de nombreux.ses collègues sont oublié.es et ne peuvent prétendre à cette évaluation triennale pourtant obligatoire. Par ailleurs, ces évaluations peuvent être vécues comme des sanctions ou pressions alors même que la formation et l’accompagnement des personnels restent largement insuffisants. En cas d’avis défavorable, le rectorat s’est engagé à proposer une nouvelle évaluation l’année suivante pour ne pas voir son salaire bloqué trois ans  de plus !

A la CGT Educ’action, nous revendiquons une évaluation déconnectée de la rémunération, comme pour les personnels titulaires. Comme cela se fait déjà dans plusieurs académies de France, nous revendiquons un avancement automatique tous les trois ans dans la grille de rémunération.


 


 

Contre la baisse des DHG, mobilisation à Rodez le 18 février !

Face à une dotation horaire toujours en baisse (quasiment -11 équivalents temps plein en collège), on se mobilise dans l’Aveyron ! Rassemblement le mercredi 18 janvier à 15h devant la DSDEN pour exiger le maintien des postes qui permettrait enfin de commencer à réduire le nombre d’élèves par classe. La casse de l’école publique doit s’arrêter !

Pour une filière des métiers d’art ambitieuse, formatrice et émancipatrice

Envisagée dans un rapport non rendu public, la réforme de la filière des métiers d’art de l’enseignement professionnel vise à remplacer l’actuel cursus en 4 ans (CAP et BMA), par un Brevet National des Métiers d’Art (BNMA) en 3 ans.

Dans sa note de présentation, la DGESCO constate que « l’ensemble de la filière des métiers d’art souffre d’un manque de main-d’œuvre qualifiée » et propose paradoxalement de réduire le temps de formation et la nature de celle-ci, ce que la CGT Éduc’action conteste.

Une orientation plus compliquée pour les élèves

Alors qu’actuellement, le CAP, clairement identifié par les familles, permet de construire la culture des métiers d’art pour s’engager vers une formation BMA plus approfondie, la future orientation en BNMA dès la sortie de 3ème mettra les familles et les élèves dans un choix délicat de professionnalisation précoce.  Le recrutement proposé dans la réforme est national. Or toutes les familles n’ont pas les moyens d’envoyer leur enfant de 14 ans loin de chez elles.

Des suppressions de postes et des reconversions difficiles

Ainsi, la crainte est réelle de voir se multiplier les fermetures de sections de CAP dans les lycées préparant au BNMA, faute de demandes suffisantes pour des raisons d’accessibilité et de mobilité. Pour les enseignant·es, cette réforme entraîne donc à la fois une perte du sens dans leur travail et des menaces sur les postes. Les enseignant·es, dont les postes vont être supprimés, vont se retrouver, compte tenu de la spécificité de leur discipline, sans possibilité réelle de reconversions ou de mutations.

Émanciper les élèves

L’adéquationnisme désiré par l’industrie du luxe impose à la filière des objectifs de formation exclusivement tournés vers la production au détriment de la dimension créative. C’est une remise en cause fondamentale et historique du design et des arts appliqués comme disciplines émancipatrices. Les élèves ont besoin de temps pour réussir et s’émanciper dans ces métiers très exigeants. D’abord apprendre le geste, le maîtriser, en développer de nouveaux. Puis découvrir la culture du métier, explorer l’histoire, les styles, les procédés de création pour ensuite expérimenter des possibles et réaliser in fine des projets de grande qualité.

Cette réforme a été menée tambour battant, sans concertation avec les personnels, les organisations syndicales, et les artisan·es d’art. L’Éducation nationale n’a pas vocation à être au service de politiques adéquationnistes qui subordonnent la formation aux seuls besoins immédiats du marché du travail.

La CGT Éduc’action exige son retrait, le temps de construire un projet concerté et ambitieux pour les élèves et les personnels. Le lycée professionnel doit garder son rôle émancipateur en permettant une insertion professionnelle de qualité et des poursuites d’études nombreuses.

Solidarité avec notre collègue de Sanary sur Mer

La CGT Éduc’action et la CGT Éduc’action Var expriment leur profonde émotion suite à l’agression extrêmement grave dont a été victime une enseignante au collège La Guicharde de Sanary ce mardi 3 février.

À ce stade, nous ne disposons pas d’informations précises et vérifiées sur les circonstances exactes des faits. Nous tenons donc à faire preuve de la plus grande prudence. Nous appelons notamment à éviter tout amalgame hâtif entre les éléments de vie personnelle ou familiale du jeune mis en cause, relayés par certains médias, et une quelconque explication simpliste ou déterministe de cette violence. Rien ne saurait justifier un acte aussi grave, et aucune situation individuelle ne peut être érigée en cause
générale.

Une nouvelle fois, nous déplorons le manque criant de politiques de prévention et d’accompagnement, que ce soit au sein de l’Éducation nationale ou de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Dans nos collèges, les moyens humains sont insuffisants : absence ou présence trop rare d’infirmier·es scolaires, nombre d’AEd insuffisant, manque de personnels médico-sociaux et éducatifs…

De façon générale, ces multiples carences en adultes dans les établissements fragilisent à la fois la scolarité des élèves et le travail des personnels. Tout ceci va à l’encontre d’un travail de prévention efficace et continu sur le long terme et, faute de moyens et de coordination suffisante, trop d’enfants se retrouvent dans des classes surchargées où leurs difficultés, bien qu’identifiées, ne peuvent pas être réellement prises en charge.

Pour mémoire également, le Var fait partie des départements les plus chargés en termes de ratios élèves/enseignant·es, élèves/psychologues scolaires et élèves/médecins scolaires avec une situation structurelle alarmante. La non-adéquation de certains dispositifs d’accompagnement personnalisés et l’écart entre les besoins réels du terrain et les moyens alloués aggravent encore ces tensions.

Nos pensées vont avant tout à la collègue agressée et blessée, à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative touchée par cet événement. Nous réaffirmons notre solidarité envers tous les personnels et élèves, et rappelons l’urgence de garantir des conditions de travail, d’accompagnement et de sécurité dignes pour l’ensemble des agent·es de l’Éducation nationale comme pour les élèves, et qui passe immanquablement par des recrutements urgents et conséquents de personnels.

Appel intersyndical : non à l’austérité dans l’éducation !

Pour la CGT Edcuc’action de l’Académie de Toulouse la situation est une nouvelle fois grave, dans notre Académie comme ailleurs. Les choix politiques d’un Gouvernement qui préfère financer des politiques réactionnaires, investir toujours plus dans l’armée et mettre en œuvre ses lubies sécuritaires se fait au détriment de tous les services publics et notamment de l’Éducation Nationale. Les centaines de milliards d’aides aux entreprises sans aucune contrepartie ne sont en rien remises en cause, et la sécession fiscale des plus riches continue, avec la bénédiction des responsables de la dégradation de nos conditions de travail : Macron, Lecornu et leur Gouvernement.

Ci-dessous le texte de l’appel intersyndical :

Le budget déposé devant le Parlement par le gouvernement Lecornu prévoit pour l’Éducation Nationale une véritable saignée. Sommée de supprimer 4000 postes de professeures et professeurs, l’Education nationale verra ses moyens globalement stagner
en personnels administratifs, de santé et sociaux, pourtant indispensables à son fonctionnement, aux élèves et à leurs familles. La création de 500 postes d’AESH réellement nouveaux ne permettra pas l’accompagnement nécessaire à tous les élèves en situation de handicap.


Des milliers de fermetures de classes sont à prévoir, dans le premier comme dans le second degré, dégradant une nouvelle fois les conditions de travail dans les classes des écoles, collèges et lycées, sans aucune création de postes de CPE et AED pour les vies scolaires.

En parallèle, aucune mesure salariale n’est prévue au budget 2026.

Notre académie n’est pas épargnée, et subit une reprise de moyens que nous n’avons pas connu depuis de très nombreuses années :


● 94 postes supprimés dans le 1er degré
● 84 postes supprimés dans le 2nd degré
● Une seule création de poste de CPE et de personnel de direction, correspondant à l’ouverture d’un collège
● 5 créations de postes de personnels administratifs, dans une académie largement sous-dotée

Ces conditions sont inacceptables ! Elles vont avoir de graves répercussions dans les écoles, les établissements et les services, déjà en grande difficulté.


L’heure est à la mobilisation contre ce budget d’austérité qui sacrifie le Service public d’Éducation, les conditions de travail des personnels, la jeunesse et son avenir.

Nos organisations syndicales appellent à un premier rassemblement académique devant le rectorat de l’Académie de Toulouse, mercredi 4 février à partir de 13h, pour dénoncer les conditions de préparation de la rentrée, et exiger la création de tous les postes nécessaires dans toutes les catégories de personnels

Non à la fermeture du BTS Europlastics et composites à Decazeville !

Au Lycée La Découverte de Decazeville, le Rectorat souhaite fermer une filière d’excellence unique dans l’Académie, le BTS Europlastics et composites. Cette formation existe depuis 1990 et permet une insertion professionnelle directe dans les entreprises industrielles locales.

Cette formation est cohérente pour les élèves de la seconde au bac+2. Le taux d’insertion des élèves est bon, et sa qualité est reconnue par l’institution. Les élèves n’ont pas à être privé·es de cette offre de formation, d’autant plus pour celles et ceux déjà inscrit·es en première année.

La casse sociale et scolaire qu’implique une telle fermeture est inacceptable.

La mobilisation des collègues, des élèves et des parents est déjà forte. 200 personnes sont venues bloquer l’établissement le 26 janvier dernier : https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/contre-la-fermeture-de-ce-bts-eleves-et-professeurs-bloquent-le-lycee-elus-et-chefs-d-entreprise-sont-a-leurs-cotes-3288648.html

Pour signer la pétition des collègues : https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-fermeture-du-bts-europlastics-et-composites-%C3%A0-decazeville