mercredi 24 avril 2024
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Non au « Choc des savoirs », oui au choc des moyens et des salaires. Toujours à l’offensive au 3eme trimestre !

Depuis le mois de janvier, les personnels, à l’appel de nos organisations syndicales, sont mobilisés contre le
« Choc des savoirs ». Cet ensemble de mesures, du premier degré au second degré, dessine les
contours d’un modèle d’École passéiste et conservateur
. Il vise à généraliser le tri des élèves dès le plus
jeune âge, notamment par les groupes de niveaux, mais aussi en conditionnant l’accès direct au lycée par la
mise en place de classes prépa-seconde en LGT ou LP et en faisant du DNB une barrière à l’entrée au
lycée.
Ces mesures détériorent aussi nos métiers en remettant en cause notre liberté pédagogique. Elles vont
désorganiser nombre d’enseignements par la mise en place de barrettes dans un contexte de dégradation des
conditions de travail. Elles dépossèdent les enseignant·es de leur expertise professionnelle notamment par
la mise en place de manuels labellisés répondant à un m

odèle pédagogique unique issu du Conseil
scientifique de l’Éducation nationale mais également par l’imposition d’évaluations nationales
standardisées à tous les niveaux . Alors que les conditions de travail sont déjà dégradées, elles vont
provoquer toujours plus de souffrance au travail. De plus, en supprimant les postes, en refusant de donner
les moyens nécessaires pour fonctionner, en refusant les revalorisations indiciaires pour les personnels et en
annonçant près de 700 millions d’euros de coupes budgétaires, le gouvernement fait le choix de l’austérité.
Nous portons une toute autre ambition pour la jeunesse !
Nos organisations ont impulsé une campagne qui fait bouger les lignes par des actions diverses et
inscrites dans la durée
. Nous avons mené avec force et détermination la bataille des idées sur les groupes
de niveaux, rassemblant une grande partie de la profession et des parents : dans la communauté éducative,
comme au-delà, les groupes de niveaux apparaissent pour ce qu’ils sont, un dangereux outil de tri social des
élèves. Mais c’est bien tout le « Choc des savoirs » qui est dangereux pour les élèves, les personnels et
l’avenir de l’École publique. L’émotion et la colère ressenties par les communautés éducatives sont vives
bien au-delà du collège. C’est bien le sens et les missions du service public et particulièrement la lutte
contre la ségrégation sociale et scolaire qui sont percutés et remis en cause.


Un plan d’action dans la durée…pour gagner !

Nos organisations continuent d’exiger l’abandon de l’ensemble des mesures « Choc des savoirs» et
affirment qu’elles ne trieront pas les élèves à la rentrée. Elles exigent aussi un investissement massif
(moyens et salaires des personnels) pour l’École publique et la réussite de tous les élèves. Elles proposent
un plan d’action pour tout le troisième trimestre afin de poursuivre et amplifier la mobilisation :

  • soutien à toutes les initiatives et actions en cours
  • organisation d’actions sous des formes diversifiées et soutien à toutes les mobilisations locales (par
    exemple, grèves, pétition, réunions publiques, rassemblements, actions diverses d’écoles et
    d’établissements…),
  • poursuite de la campagne de signatures de la pétition intersyndicale sur le “choc des savoirs”,
  • poursuite de la campagne de signatures de la pétition intersyndicale pour demander la fin du caractère
    obligatoire des évaluations nationales standardisées et généralisées,
  • organisation de réunions publiques avec les parents d’élèves,
  • vote de motions en conseil des maîtres et en conseil d’école et vœux en CA contre le choc des savoirs,
  • présentation en CA de propositions d’organisations pédagogiques qui permettent de ne pas trier les élèves,
  • refus de constituer les groupes en conseils école-collège avec motion commune à lire dans cette instance,
  • participation massive à la journée de mobilisation du 1er mai,
  • organisation le samedi 25 mai d’une journée nationale d’action avec des manifestations en région et à Paris
    « contre le Choc des savoirs, pour le choc des moyens et des salaires pour l’École publique ».

Grève du 2 avril : les rendez-vous dans l’Académie

Le 2 avril on se retrouve en grève et dans la rue, pour nos salaires et conditions de travail, contre les réformes réactionnaires du Gouvernement !

Contre le choc des savoirs, pour nos salaires : En grève le 2 avril !

Non au choc des savoirs !
Oui au choc des salaires et des moyens pour l’École publique !

Les arrêtés et décrets publiés le 17 mars et la note de service du 18 mars confirment nos analyses : il s’agit bien d’organiser des groupes de niveau, donc de trier les élèves ce qui va immanquablement creuser les inégalités, comme l’a montré la recherche. C’est bien une Ecole du tri social que Nicole Belloubet et Gabriel Attal mettent en place. Derrière la promesse d’une plus grande flexibilité, ce sont en réalité des contraintes d’organisation et pédagogiques qui vont lourdement fragiliser notre liberté pédagogique et de casser la relation forte et continue avec les classes et les élèves. C’est bien le cœur de notre métier qui est attaqué.

Depuis des mois, les personnels se mobilisent contre les groupes de niveaux. Grèves les 1er et 6 février, actions locales, vote contre en CSE, réunions publiques avec les parents d’élèves, opération collèges morts… nos organisations ont impulsé une campagne qui fait bouger les lignes : nous avons mené avec force et détermination la bataille des idées sur les groupes de niveau, rassemblant une partie de la profession et des parents d’élèves dans la mobilisation. Le gouvernement est fébrile et en vient à passer en force, en publiant des textes qui au mépris de l’avis de la profession. Inacceptable et irresponsable ! Mais cette fébrilité montre que notre action n’est pas sans effet : c’est donc maintenant qu’il faut amplifier la mobilisation pour gagner !

A travers le « Choc des savoirs » (groupes de niveaux, classes prépa 2de), le gouvernement cherche à imposer un modèle d’École du collège au lycée qui vise à faire sortir de l’École publique, le plus tôt possible et à chaque étape de leur scolarité, les élèves des classes populaires. En érigeant plutôt l’uniforme et le SNU au rang de priorités politiques et budgétaires, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une École du tri social, d’une École passéiste et conservatrice. En supprimant les postes et en refusant de donner les moyens nécessaires pour fonctionner, le gouvernement fait le choix de l’austérité. Nous portons une toute autre ambition pour la jeunesse !

Un plan d’action dans la durée…pour gagner !

Nos organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, FNEC FP FO, CGT Educ’action et SUD éducation appellent donc à amplifier la mobilisation

  • grève nationale le mardi 2 avril : pour l’abandon des mesures « Choc des savoirs », pour exiger une revalorisation salariale sans contreparties et des moyens pour l’École publique
  • campagne d’information à destination des personnels et des familles : heures d’informations syndicales, AG et réunions publiques

Nos organisations appellent à mettre en débat les suites de l’action, notamment la reconduction de la grève. Elles soutiendront toutes les reconductions là où cela est possible : c’est bien en l’inscrivant dans la durée par plusieurs jours de grève consécutifs, que la mobilisation sera victorieuse.

Nous ne trierons pas nos élèves !

Télécharger le communiqué intersyndical

Toutes et tous en grève le mardi 2 avril
et inscrivons l’action dans la durée.

Les PAS (Pôle d’Appui à la Scolarité) : On fait le point

Les Pial disparaitraient au profit des PAS (Pole d’Appui à la Scolarité). Le rejet de l’article 53 au projet de loi de finance n’interdira pas le gouvernement d’avancer son projet. Ce nouveau dispositif serait co-piloté par un personnel Éducation Nationale et 2 professionnel·les du secteur médico-social (financés par le ministère de la Santé). Dans ce cadre ce ne serait plus les notifications MDPH qui s’imposeraient en première intention. Un tri va s’opérer pour prendre le contrôle sur les besoins de compensations y compris en termes d’aide humaine. Ce qui était déjà un peu le cas avec les PIAL et l’explosion des accompagnements sans quota horaire va s’amplifier.

Appel du Conseil National de la CGT Educ’action : paix, répression syndicale et grève le 2 avril.

Réunie en Conseil National de l’Union du 20 au 22 mars, la CGT Educ’action appelle à la paix et à la fin de la répression des syndicalistes, notamment de celles et ceux qui luttent pour la paix. Il faut mettre fin aussi aux contre-réformes réactionnaires du Gouvernement, notamment celles qui visent à militariser la société comme le SNU. Nous appelons à la grève et à construire des AG pour discuter des suites le 2 avril.

Mobilisé·es en défense du service public d’éducation ce 19 mars

Ce 19 mars, nous étions mobilisé·es dans toute l’académie pour défendre le service public d’éducation, exiger l’augmentation de nos rémunérations et l’amélioration de nos conditions de travail. Le retrait du choc des savoirs et de la réforme de la voie pro étaient aussi au cœur de nos revendications. Nous étions, à titre d’exemple, 5000 à Toulouse, 400 à Tarbes, 350 à Auch et à Montauban ou encore 200 à Cahors. Dans toutes les manifestations, les collègues de l’éducation étaient présent·es en nombre pour dénoncer les attaques du gouvernement. A Montauban, à Toulouse et à Auch, des AG ont pu se tenir pour envisager localement les suites du mouvement.

Concernant la suite à donner à cette mobilisation, voici le communiqué de notre union nationale suite à la mobilisation :

Arrêt des évaluations obligatoires imposées ! Signez la pétition !

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L’intersyndicale FSU-SNUipp, SE-Unsa, Snudi-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action, SUD éducation, SNALC demande la fin du caractère obligatoire des évaluations nationales standardisées et généralisées. Elle dénonce fermement les attaques contre la liberté pédagogique et le métier enseignant notamment par plusieurs annonces du « choc des savoirs ».

Les enseignant·es ne doivent pas être réduit·es à des fonctions d’exécutant·es. Au contraire, la liberté pédagogique, qui consiste à concevoir et adapter les enseignements, est une condition nécessaire à la réussite scolaire de nos élèves. Ils et elles exigent une reconnaissance de leur expertise et professionnalité.

La labellisation des manuels scolaires ne doit en aucun cas conduire à des manuels imposés avec des pédagogies « officielles » imposées. Les enseignant·es doivent rester libres du choix de leurs supports de travail, sous peine d’une déqualification complète de leur métier. Enfin, la généralisation annoncée des évaluations nationales à tous les niveaux de classe est la clé de voûte d’un contrôle généralisé sur l’agir enseignant. L’école ne doit pas devenir une institution aux pratiques uniformisées décidées d’en haut.

Les organisations syndicales FSU-SNUipp, SE-Unsa, Snudi-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action, SUD éducation, SNALC appellent à signer massivement cette pétition pour exiger :

  • l’abandon des évaluations nationales standardisées obligatoires
  • l’arrêt des mécanismes de pression et de contrôle (pilotage des conseils académiques des savoirs fondamentaux CASF, formation imposée, tout-évaluation, contrôles incessants…)
  • Le respect de la liberté pédagogique : abandon de toute tentative d’imposition de manuels, y compris au travers d’un processus de labellisation.

Je signe la pétition

Le 19 mars et après, grève massive en défense de la fonction publique et de ses agent·es

Après la grève très réussie le 1er février qui a forcé la démission d’Amélie Oudéa-Castéra et une inflexion sur la question des groupes de niveau, l’intersyndicale appelle à la grève le 19 mars avec toute la fonction publique, et la CGT Educ’action appelle à mettre en débat la reconduction de la grève pour ne pas relâcher la pression sur ce Gouvernement qui multiplie les mesures réactionnaires et continue de mépriser nos professions.

Pour appeler à la grève dans vos établissements, la CGT Educ’action a réalisé une affiche que vous trouverez ici :

Mutations intra-académiques : la marche à suivre

Voici les principales informations à connaître si vous êtes participant.e obligatoire ou si vous souhaitez muter dans le cadre du mouvement intra-académique.

La phase de saisie : du 18 mars au 2 avril.

Vous pouvez saisir jusqu’à 30 vœux en suivant ce lien.

Vous pourrez également vérifier votre barème avec un calculateur que nous avons dédié à ce sujet.

Si vous êtes entrant.e dans l’académie, reportez-vous à notre article qui liste quelques conseils pour vous guider.

Et ici quelques conseils si vous devez ou voulez muter dans l’académie.

Vous trouverez enfin la circulaire académique ainsi que les annexes à cette adresse.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à nous contacter pour nous demander conseil : eluscgteductoul@gmail.com

Editez et transmettez-nous dès que possible un récapitulatif de vos vœux :

Une fois sur IPROF ⇒ « SIAM » ⇒ « Mouvement intra-académique » ⇒ « Saisissez vos vœux de mutation » ⇒ « Éditer un récapitulatif » (onglet situé en bas de page) ⇒ « Fichier » ⇒ « Imprimer dans un fichier » : dans l’onglet de votre navigateur choisir le format « .PDF » et renommer le document en y faisant figurer votre nom et votre discipline en MAJUSCULES.

Pensez aussi à préparer les éventuelles pièces justificatives que vous devrez fournir.

La phase de confirmation, du 2 avril au 9 avril.

Vous devez conserver et nous faire parvenir la copie :

  • de votre confirmation de demande de mutation à retourner au plus tard pour le 9 avril ;
  • des pièces justificatives jointes à votre demande;

Si vous êtes entrant-e dans l’académie, vous n’avez normalement aucune pièce à fournir (à l’exception d’un changement de situation et de l’attestation de déclaration « Revenus » pour les candidat-e-s PACSé-e-s).

Vérification des vœux & barèmes, du 7 au 23 mai.

Vous devez nous indiquer dès que possible :

  • Toute demande de modification de vos vœux ou de toute correction de barème effectuée auprès de la DPE de l’académie de Toulouse. Attention : Les modifications postérieures à l’envoi de la confirmation de mutation le 9 avril 2024 minuit ne seront pas retenues (sauf les candidats dont le barème a été modifié par le rectorat).
  • Toute demande de bonification effectuée au titre du handicap par le dépôt d’un dossier médical auprès du médecin-conseil auprès de la Rectrice (sous pli confidentiel, au plus tard le 8 avril 2019).

Pour ce faire le plus simple est de nous transmettre une copie de vos échanges mail (ou à défaut courriers) avec les services concernés.

Comment nous faire parvenir tous ces documents ?

Autant que possible, privilégiez la transmission en pièces-jointes par courriel à l’adresse commune des élu-e-s : eluscgteductoul@gmail.com